L'incendie dans les Landes a grimpé à 1.100 hectares, pas d'habitation touchée
L'incendie qui s'est déclaré jeudi dans la forêt des Landes a progressé dans la nuit et a désormais parcouru 1.100 hectares, mais sans faire de dégâts matériels majeurs, a annoncé vendredi matin le préfet du département, Gilles Clavreul.
"Le feu est freiné", grâce à la baisse des températures nocturnes et un air plus humide, selon le colonel Arnaud Fabre, chef du Sdis 40, qui redoute néanmoins de nouvelles sautes de feu avec le retour de la chaleur - 36°C sont attendus dans l'après-midi.
Les "quinze prochaines heures seront déterminantes", a déclaré à la presse le préfet.
Ce feu, dont l'origine reste à déterminer, a progressé très vite jeudi soir, à la faveur de vents tournants.
Il a désormais parcouru 900 hectares à l'ouest de Luglon, bourg de 350 habitants au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne, à 25 km au nord-ouest de Mont-de-Marsan, et 200 hectares en raison d'une "saute de feu au sud-est" de la commune, selon la préfecture.
Au total, 525 personnes ont été évacuées. Quelque 500 sapeurs-pompiers sont engagés, soit autant qu'à Biscarrosse fin juillet pour lutter contre un feu qui avait ravagé 3.700 hectares de forêt dans cette commune touristique du littoral Atlantique, précise le préfet.
A la même période, un mégafeu survenu en Gironde, dans le même massif forestier de pins maritimes, avait parcouru 42.000 hectares. Il avait également entraîné l'évacuation de 220.000 personnes, avant d'être fixé par les pompiers au bout de dix jours de lutte.
Le préfet espérait vendredi une reprise rapide des moyens aériens (2 Dash, 4 Canadair, 2 Air Tractor) et attendait avec impatience la possible amélioration des conditions météorologiques, annoncée à partir de samedi.
Pour l'instant, aucune habitation n'a été détruite, même si certaines sont à seulement quelques dizaines de mètres de la ligne de feu, selon lui.
Vendredi matin, une fumée toujours très épaisse produisait un voile opaque sur le village.
"On a protégé les maisons. Tout a tenu", assure un pompier à un habitant inquiet, devant la salle des fêtes où sont servis les repas et boissons aux bénévoles et aux pompiers.
René Wojcieszek, 69 ans, qui redoutait de tout perdre dans la nuit, a retrouvé le sourire.
"Un commandant m'a dit que le feu est passé à quelques mètres de la maison. J'espère que le retour des avions écartera le danger", a-t-il déclaré à l'AFP.
K.Ahmed--MT