Des victimes d'Esptein veulent voir leurs noms retirés des listes publiées, selon le New York Times
Un juge américain examinera mercredi la requête de victimes du criminel sexuel américain décédé Jeffrey Esptein, qui exigent que leurs noms soient retirés des dossiers publiés afin de protéger leur vie privée, affirme le New York Times.
Une centaine de victimes déclarées ont vu leurs vies "bouleversées" par ces publications, selon un courrier de leurs avocats, cités lundi soir par le quotidien américain.
La procureure générale Pam Bondi a reconnu lundi, dans une lettre adressée au tribunal, que le ministère avait travaillé tout le week-end pour "retirer plusieurs milliers de documents et de contenus médiatiques qui pouvaient avoir, par inadvertance, inclus des informations permettant d'identifier des victimes", ajoute le NYT.
Le ministère américain de la Justice a entrepris vendredi la publication d'une nouvelle masse de documents concernant Jeffrey Epstein, affirmant avoir ainsi respecté l'obligation imposée à l'administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier explosif.
Figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, Jeffrey Epstein était accusé d'avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures.
Il avait été retrouvé pendu dans sa cellule de New York en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Sa mort a alimenté d'innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour protéger des personnalités de premier plan.
Selon le NYT, les avocats ont également demandé la nomination d'un contrôleur indépendant pour superviser le processus de publications.
Dimanche déjà, le journal avait fait état de la publication par le ministère de photos de jeunes femmes nues, possiblement des adolescentes, dans les dossiers.
Dans les trois millions de pages publiées, une quarantaine de photos sexuellement explicites ou permettant d'identifier des victimes avaient été conservées. Elles faisaient "apparemment parties d'une collection personnelle", précisait le NYT.
N.Prakash--MT