Après un rebond de courte durée, la Bourse de Paris repart dans le rouge
La Bourse de Paris est repartie dans le rouge vendredi, après avoir ouvert en hausse grâce à une accalmie sur le prix du pétrole, dans un contexte toujours marqué par la guerre au Moyen-Orient qui attise la nervosité des marchés.
Vers 10H30 heure de Paris, l'indice vedette perdait 0,20%, à 8.029,89 points, dans une semaine de montagnes russes pour les places boursières mondiales, focalisées sur les cours du pétrole.
L'indice parisien avait pourtant débuté dans le vert, avant de se retourner, en même temps que le prix du baril remontait.
Vers 09H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le marché mondial, prenait 0,30%, à 85,67 dollars, après avoir grimpé de 4,93% jeudi. Celui du WTI nord-américain prenait 1,27%, à 82,04 dollars. Jeudi, il avait flambé de 8,51%.
Le secrétaire américain à l'Intérieur, Doug Burgum, a déclaré que Washington examinait diverses options pour endiguer la flambée des prix énergétiques, dont un prélèvement dans les réserves d'urgence voire une intervention directe sur le marché, selon Bloomberg.
Les investisseurs redoutent un regain d'inflation, particulièrement en Europe où les pays importent massivement leurs hydrocarbures, rappelant la vague inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine en 2022.
"Pour les marchés, la question reste entière: s'agit-il d’un simple choc temporaire ou du début d'un nouveau cycle de tensions durables sur l'énergie?", résume John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
"Dans ce contexte encore fragile, l’attention des marchés se tournera aujourd’hui (vendredi) vers la publication du rapport mensuel sur l’emploi américain", attendue à 13H30 GMT, explique le même analyste.
"Compte tenu des risques d'inflation croissants", un nombre de création d'emplois plus fort qu'attendu "pourrait déclencher une réaction positive du marché, tandis que des chiffres inférieurs aux attentes pourraient alimenter les craintes de stagflation – hausse du chômage conjuguée à une inflation persistante", explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
La Bourse de Paris attend également vendredi soir la note de la France par Fitch, première des trois grandes agences de notation à l'avoir abaissée en septembre en raison de l'incertitude politique.
Mais l'impact possible de la guerre au Moyen-Orient ne devrait pas être pris en compte à ce stade.
Fitch Ratings note actuellement la France A+, considérant ainsi sa dette comme "de qualité moyenne supérieure".
Casino toujours en quête d'un accord sur sa dette
Aucun accord n'a encore été trouvé entre le groupe Casino (Monoprix, Franprix, Cdiscount...), son actionnaire principal FRH et ses créanciers pour alléger le poids de sa dette, et les discussions "vont donc se poursuivre", a indiqué le groupe jeudi.
A la Bourse de Paris, le cours de l'entreprise perdait 14,85%, à 19 centimes, vers 10H50.
Atos toujours dans le rouge
Le groupe informatique français Atos (-0,30%, à 39,75 euros à 10H50) a accusé une perte nette de 1,4 milliard d'euros en 2025, en lien avec un recul de son chiffre d'affaires et de son résultat financier, mais a amélioré sa rentabilité, selon un communiqué diffusé vendredi.
G.Goel--MT