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L'influence de Trump chez les républicains éprouvée dans deux primaires
L'influence de Trump chez les républicains éprouvée dans deux primaires / Photo: SAUL LOEB - AFP

L'influence de Trump chez les républicains éprouvée dans deux primaires

Deux élections primaires du Parti républicain mardi viennent mettre à l'épreuve le poids d'un soutien conféré par Donald Trump, après une série de revers récents pour certains de ses poulains.

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Face à une cote d'opinion en berne et des sondages qui annoncent une défaite des républicains aux élections de mi-mandat en novembre, le président octogénaire est confronté au risque de voir s'échapper sa mainmise sur le parti, qu'il contrôle d'une main de fer depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025.

En Caroline du Sud, Darline Graham tentera mardi d'obtenir l'investiture républicaine pour conserver son siège au Sénat, hérité de son frère, Lindsey Graham, décédé début juillet.

La néo-sénatrice de 62 ans dispose de l'appui de Donald Trump, qui a encore salué en elle mardi "une personne spectaculaire et une véritable patriote américaine".

Le président octogénaire s'est même déplacé la semaine dernière en Caroline du Sud, pour un meeting de soutien à la candidate.

Donald Trump était proche de Lindsey Graham, et il espère qu'une victoire de sa soeur à ces primaires lui permettra d'obtenir une nouvelle alliée au Sénat, où certains élus de son camp lui ont récemment donné du fil à retordre.

- "Pas mon truc" -

La candidature de Darline Graham, qui a longtemps travaillé sur les questions du handicap en Caroline du Sud, a provoqué des divisions au sein du Parti républicain dans cet Etat du sud-est, nombreux étant ceux qui s'indignent qu'elle ait hérité du siège de son frère alors qu'elle ne dispose pas d'expérience politique.

Ce manque d'expérience a été mis en exergue la semaine dernière lors d'un débat télévisé où la candidate a perdu ses moyens face à une question sur Taïwan.

"La sécurité nationale, ce n'est pas mon truc", a-t-elle tenté de justifier.

Mardi, elle est opposée au député ultraconservateur Ralph Norman, lui-aussi trumpiste mais dépourvu du soutien présidentiel.

Outre la Caroline du Sud, un scrutin dans l'Oklahoma viendra également éprouver l'influence de Donald Trump sur les primaires.

Pour le poste de gouverneur dans cet Etat du sud, le président soutient Mike Mazzei, ancien élu local et riche financier, face à Gentner Drummond, actuel procureur général de l'Oklahoma.

Les deux candidats s'opposent notamment sur un projet gigantesque de raffinerie d'aluminium, porté par les Emirats arabes unis et que Donald Trump soutient, mais qui fait face à une forte opposition locale, selon le journal Oklahoma Voice.

En cas de défaite de ses candidats mardi, Donald Trump devrait faire face à de nouvelles interrogations quant à son poids sur le Parti républicain.

Car le président octogénaire a enregistré ces dernières semaines une série de revers cuisants.

- 10 défaites -

L'un des exemples les plus frappants se trouve dans le Michigan, où Amir Hassan - doté du soutien de Donald Trump - a perdu l'investiture pour un siège de député face à un candidat qui avait pourtant mis fin auparavant à sa campagne.

Selon un décompte de CNN, sur les 10 défaites de candidats appuyés par Donald Trump aux primaires cette année, six l'ont été en août.

Ces 10 défaites, c'est autant qu'en 2018, 2020, et 2024 mis ensemble, a également souligné la chaîne.

Et 2026 se rapproche de 2022, lorsque 12 candidats soutenus par celui qui était alors ex-président avaient perdu aux primaires.

Face à ces résultats, Donald Trump a défendu dimanche son bilan, assurant sur Truth Social qu'un soutien de sa part était "aussi puissant que jamais".

Et le soutien apporté à ceux qui ont perdu? Une question de "loyauté" envers eux, a-t-il assuré.

"Il était quasiment impossible pour eux de gagner, mais je me suis senti dans l'obligation de les soutenir", a ajouté le président.

Si les défaites de ses candidats s'accumulent, les vainqueurs sont pour autant quasiment tous trumpistes, illustrant le poids encore imposant du milliardaire au sein des républicains.

Ainsi, il est encore presque impossible pour un candidat qui s'oppose à Donald Trump de gagner sa primaire, comme en a fait l'expérience le député Thomas Massie, fervent partisan de la publication du dossier Epstein, qui a perdu l'investiture dans le Kentucky en mai.

U.Varma--MT