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Les Etats-Unis annoncent avoir frappé trois pétroliers iraniens
Les Etats-Unis annoncent avoir frappé trois pétroliers iraniens / Photo: Handout - US Central Command (CENTCOM)/AFP

Les Etats-Unis annoncent avoir frappé trois pétroliers iraniens

L'armée américaine a annoncé avoir détruit samedi trois pétroliers iraniens dans la région du Golfe, en riposte à une attaque de Téhéran contre deux de ses navires, alors que les Etats-Unis répètent vouloir accentuer la pression économique contre l'Iran.

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Après un mois d'accalmie dans la guerre au Moyen-Orient, les affrontements ont repris le 30 août sur fond d'impasse diplomatique. L'Iran continue de bloquer le stratégique détroit d'Ormuz et les Etats-Unis imposent un blocus sur les ports iraniens, aucun ne semblant vouloir céder.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir visé des pétroliers liés aux Gardiens de la Révolution, puissante force armée iranienne.

Il précise en avoir "neutralisé de manière permanente" deux et avoir "complètement détruit" un troisième, tous ayant fait partie "d'un réseau occulte" finançant les Gardiens de la Révolution et leurs alliés à hauteur de "plusieurs milliards de dollars".

Un des pétroliers se trouvait au large de l'île de Kharg, où se trouve le principal terminal pétrolier de l'Iran dans le Golfe, un autre plus au sud à proximité du détroit d'Ormuz, près de Jask, et le troisième dans le Golfe d'Oman, a détaillé l'armée américaine.

Des images qu'elle a diffusées montrent d'importantes boules de feu et de grandes flammes après des tirs sur des navires.

Ces frappes ont été menées après qu'un porte-avions et un destroyer américains "ont échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées", a ajouté l'armée, indiquant qu'"aucun militaire américain n'a été blessé".

- Fronts multiples -

L'Iran n'a pas réagi officiellement à ces frappes mais un correspondant de la télévision d'Etat iranienne dans l'île de Kharg a indiqué qu'un pétrolier iranien avait été pris pour cible samedi matin "par l'armée terroriste américaine" à proximité de l'île, précisant qu'il n'y avait pas eu de victimes.

Un autre journaliste de la même chaîne, dans la ville de Jask, a fait état d'attaques contre deux pétroliers "à proximité de la ville". "L'un de ces pétroliers était vide et le second transportait du pétrole", a-t-il ajouté disant que les équipages avaient été transférés à terre.

Plus tôt samedi, des médias iraniens avaient fait état de "plusieurs explosions" entendues près de l'île de Kharg.

Après un mois d'août marqué par une baisse notable des frappes, les affrontements ont repris le 30 à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne contre l'Iran fin février.

Le président américain Donald Trump a estimé vendredi que les Etats-Unis menaient des "frappes ponctuelles" en Iran, assurant "ne pas être actuellement en train de se battre".

Voulant accroître la pression économique, de nouvelles sanctions ont été annoncées contre Téhéran, qui en subit déjà depuis des décennies.

"Si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un prix économique encore plus grand: vous en prendre trois", a affirmé le chef du Centcom, Brad Cooper, après les frappes de samedi.

Le conflit, qui a fait des milliers de morts et entraîné une flambée des cours du pétrole, a embrasé la région, avec plusieurs fronts.

Au Yémen, où les hostilités entre les forces gouvernementales et les rebelles houthis pro-iraniens connaissaient depuis plusieurs années un répit à la faveur d'une trêve, de nouveaux combats ont fait près de 200 morts depuis jeudi.

Au Liban, pays entraîné dans la guerre en mars par le mouvement Hezbollah, autre allié de Téhéran, des frappes israéliennes ont fait quatre morts vendredi, dont une jeune femme, selon un bilan actualisé du ministère libanais de la Santé.

N.Mukherjee--MT