Madras Times - Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains

Euronext
AEX -0.59% 1134.64 €
BEL20 0.05% 5537.04 €
PX1 -0.82% 7803.42 €
ISEQ -1.25% 13893 €
OSEBX -0.18% 2094.98 kr
PSI20 0.09% 9402.82 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK 0.12% 3927.85 €
N150 -0.65% 4196.92 €
Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains
Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains / Photo: Nicolas TUCAT - AFP

Zelensky attendu à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails avec les émissaires américains

Volodymyr Zelensky est attendu mardi en Norvège pour des entretiens avec les émissaires américains afin, selon Oslo, de remettre les efforts diplomatiques "sur une voie plus constructive" à un moment de fortes crispations entre Kiev et Washington.

Taille du texte:

Selon des images de la chaîne publique NRK, l'émissaire de la présidence américaine Steve Witkoff est arrivé en fin de matinée, à bord d'un jet privé, à Gardermoen, l'aéroport international d'Oslo.

Sa rencontre annoncée avec le président ukrainien survient alors que celui-ci accuse les États-Unis de retarder à dessein la livraison prévue de missiles intercepteurs, essentiels pour se prémunir contre les tirs de missiles et drones russes.

De son côté, Donald Trump invective M. Zelensky depuis la semaine dernière et multiplie les paroles et gestes favorables à la Russie, alors que les deux belligérants visent quotidiennement leurs infrastructures énergétiques respectives, faisant craindre à Kiev un nouvel hiver rude.

"Le président Zelensky a demandé à la Norvège et à la Finlande d'organiser une réunion dans le cadre des efforts diplomatiques en cours, à un moment critique pour l'Ukraine", a indiqué mardi le gouvernement norvégien, en annonçant sa venue dans le pays scandinave le même jour.

M. Zelensky doit s'y entretenir avec M. Witkoff et son collègue américain Jared Kushner -- qui participera à distance -- ainsi qu'avec les dirigeants le Premier ministre norvégien et le président finlandais, Jonas Gahr Støre et Alexander Stubb.

"L'objectif est d'orienter les efforts diplomatiques sur une voie plus constructive", a déclaré M. Støre dans un communiqué. Les discussions devraient commencer dans l'après-midi et se poursuivre dans la soirée, a-t-il précisé à la presse.

En amont de la rencontre, M. Zelensky a déclaré mardi avoir eu un échange "substantiel" avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, sur le rétablissement du système Starlink et des intercepteurs de missiles.

- Tensions avec Washington -

La veille, devant des sénateurs américains, il avait assuré que "le Pentagone retarde la livraison de missiles déjà payés" par les Européens pour l'Ukraine dans le cadre du programme PURL.

Il avait aussi indiqué que des pays européens étaient prêts, depuis leurs propres stocks, à livrer des missiles intercepteurs Patriot, les seuls à pouvoir abattre les engins russes plus sophistiqués et dont Kiev manque cruellement, mais attendent "l'autorisation américaine".

Les discussions prévues à Oslo réuniront l'Ukraine, les États-Unis et plusieurs représentants de pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Pologne) ou encore de l'Otan qui "cherchent à développer une proposition de paix à présenter à la Russie", a rapporté lundi soir le média Axios, citant un responsable américain anonyme.

M. Witkoff doit ensuite se rendre en Russie "où il espère rencontrer le président Vladimir Poutine et lui présenter des idées", a ajouté ce responsable.

"Nous espérons qu'il sera possible d'organiser une rencontre dans un avenir très proche", a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

- Rencontre États-Unis, Russie et Chine ? -

Donald Trump accuse Volodymyr Zelensky d'alimenter la flambée mondiale des prix du carburant en visant les raffineries russes, et estime qu'il ne travaille pas à une fin du conflit.

Le président américain a aussi scellé un accord surprise avec Vladimir Poutine sur le diesel, au grand dam de son homologue ukrainien.

"Honnêtement, je pense qu'il est temps que quelqu'un d'autre négocie au nom de l'Ukraine", a encore intimé Donald Trump lundi.

Le président américain s'est également dit prêt à rencontrer prochainement ses homologues russe et chinois : "Je le ferais, pas tant pour l'Ukraine parce que, franchement, la Russie a été bien sur l'Ukraine. Ils n'ont pas fait grand-chose récemment", a-t-il déclaré devant la presse, disant vouloir aborder d'autres sujets, comme la "dénucléarisation".

Interrogé plus tôt, Dmitri Peskov a indiqué qu'une rencontre avait "effectivement été évoquée", les trois dirigeants étant attendus en Chine pour un sommet économique les 18 et 19 novembre.

M. Zelensky s'est également inquiété de limitations dans le partage du renseignement américain - ce que Washington dément - et du fait que la connexion au réseau Starshield de SpaceX restait limitée sur certaines zones du front. Ces deux éléments sont essentiels pour l'armée ukrainienne.

Des frappes russes ont fait au moins six morts dans la région de Kiev et à Kramatorsk, importante ville de l'est de l'Ukraine proche de la ligne de front, ont annoncé mardi les autorités.

Quatre autres personnes ont péri dans des frappes nocturnes russes, selon les autorités.

K.Ahmed--MT