Madras Times - Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham

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Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham
Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham / Photo: Paul ELLIS - AFP

Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham

Il y a eu des blessures, des critiques et des doutes, mais la tornade Jude Bellingham a tout envoyé valser d'entrée au Mondial-2026 et aborde le deuxième match de l'Angleterre, mardi (20h00 GMT) contre le Ghana, en jeune patron conforté.

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Le milieu offensif de 22 ans a couru, taclé et marqué contre la Croatie (4-2), puis il a savouré la victoire sur la pelouse de Dallas tandis qu'était diffusée "Hey Jude", la célèbre chanson des Beatles sur laquelle s'égosillent souvent ses supporters, en sélection et au Real Madrid.

Au micro de la BBC, qui l'a questionné sur les critiques dont il a fait l'objet cette saison, il n'a pas boudé son plaisir.

"Pour moi, c'était agréable de mettre un peu cette petite musique en sourdine et de montrer à mon pays, à mes coéquipiers à quel point je suis déterminé à nous aider à gagner des matches de football", a-t-il dit, sans le cacher: "j'ai une petite revanche à prendre".

Le N.10 de l'Angleterre sort d'une saison moins aboutie que la précédente, notamment à cause des blessures qui lui ont pollué son existence: des ischio-jambiers touchés, en février-mars, et une gêne chronique à l'épaule gauche qui l'a conduit à être opéré, l'été dernier, avec plusieurs semaines d'absence à la clé.

- Tuchel, froid puis chaud -

Il est revenu à la compétition en septembre, se déclarant bon pour le service national, mais le sélectionneur Thomas Tuchel l'a maintenu en salle d'attente pendant le rassemblement d'octobre: "il n'a pas encore retrouvé son rythme au Real Madrid", avait-il justifié.

Le discours tenu par l'Allemand dans la même conférence de presse, où il était question de "construire une équipe" plutôt que d'associer "les joueurs les plus talentueux", a fait siffler les oreilles du jeune international anglais.

Tuchel a en effet plusieurs fois mis en garde Bellingham contre son tempérament jugé impulsif et, parfois, individualiste. En 2025, l'ancien entraîneur du PSG et de Chelsea était allé jusqu'à déclarer que sa mère trouvait le comportement sur le terrain du milieu offensif "un peu répugnant", avant de s'excuser pour les mots utilisés.

Après le premier match du Mondial, certes entaché par une perte de balle sur le premier but croate, le sélectionneur n'avait plus que des mots doux à la bouche.

"On peut compter sur Jude dans ces moments-là, il adore ces matchs sous grosse tension, ça fait ressortir le meilleur de lui-même", a-t-il commenté, en vantant les qualités d'un garçon "pleinement investi dans l'esprit d'équipe, la fraternité et la façon dont nous voulons jouer".

- "Débat clos" -

L'Angleterre a beaucoup débattu pour savoir si Tuchel devait confier le maillot frappé du N.10 et partant les clés de son animation offensive au joueur du Real Madrid, ou à son concurrent Morgan Rogers, voire à Cole Palmer avant l'annonce de la liste.

"Je n'arrive pas à croire que certains aient douté de Bellingham", s'est exclamé l'ancien international Ian Wright à l'antenne d'ITV après la victoire contre la Croatie. "Le débat Jude Bellingham est clos", a renchéri Gary Neville, autre consultant vedette du diffuseur anglais.

Même Rogers l'a reconnu: "tout le monde veut jouer, n'importe quel remplaçant dira la même chose, mais Jude fait partie des meilleurs joueurs du monde, je le sais. Et si on veut réussir dans ce tournoi, il va devoir en être un des éléments moteurs".

Bellingham dispute sa deuxième Coupe du monde, il affiche aussi déjà deux championnats d'Europe à son compteur, et il devrait honorer mardi sa 50e sélection avec les "Three Lions", à bientôt 23 ans seulement (il les aura le 29 juin).

"Il a encore une longue carrière devant lui, mais on a vraiment l'impression que c'est déjà un joueur majeur pour nous", a résumé Dan Burn, défenseur de 34 ans aux huit sélections, samedi depuis Kansas City.

Le joueur de Newcastle a défini son jeune coéquipier comme celui "qui donne le ton", souvent. "S'il se jette dans un tacle au bout de trois minutes, ça te transmet une énergie du genre +Waouh, Jude est au taquet aujourd'hui+. Tu te dis que tu dois élever un peu ton niveau, il a ce truc en lui".

J.Srivastava--MT