Madras Times - Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue

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Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue

Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue

Irréprochable jusqu'ici, la défense de l'équipe de France peut s'attendre à de grosses secousses mardi en demi-finales du Mondial contre la talentueuse attaque de l'Espagne emmenée par le prodige Lamine Yamal, loin d'avoir un rendement optimal mais capable de foudroyer les Bleus sur un éclair comme il y a deux ans à l'Euro.

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Si tous les yeux sont naturellement tournés vers le trio magique Mbappé-Dembélé-Olise, le secteur défensif n'est pas en reste et a grandement contribué au parcours sans faute qui a conduit les Tricolores jusqu'au dernier carré pour la troisième fois consécutive.

L'impressionnante charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba, sans réel équivalent dans cette Coupe du monde, a rapidement chassé les doutes, faisant preuve depuis le début du tournoi d'une solidité à toute épreuve avec seulement deux buts encaissés en six matches.

Tout le mérite de Didier Deschamps aura été de bâtir une formation portée vers l'avant tout en étant en mesure de garantir un certain équilibre derrière et de ne pas concéder grand chose à ses adversaires.

Mais il faut bien reconnaître que les Bleus n'ont pas encore été confrontés à des cadors en attaque, ce qui risque de changer singulièrement avec la Roja, ses fabuleux techniciens et un artiste comme Lamine Yamal.

- Le souvenir de l'Euro 2024 -

Pour le moment, le diamant du FC Barcelone, qui aura 19 ans lundi, n'a pas véritablement montré l'étendue de son talent durant le Mondial, même si son influence reste indéniable comme sur l'ouverture du score de l'Espagne en quart de finale face à la Belgique (2-1).

Attendu comme l'une des grandes stars de l'édition 2026 mais arrivé blessé aux États-Unis, son bilan comptable est pour l'instant maigrichon pour un joueur de sa trempe (1 but, aucune passe décisive), mais il lui suffit d'une occasion pour faire parler la poudre.

Les Français en savent quelque chose, eux qui avaient assisté impuissants à son récital en demi-finale de l'Euro-2024 en Allemagne (2-1) avec une égalisation venue d'ailleurs sur une frappe enveloppée à plus de 20 mètres en pleine lucarne.

Son seul but au cours du Championnat d'Europe, mais un coup de griffe génial et décisif pour l'Espagne sur la route du sacre.

"Si nous gagnons la Coupe du monde, je ne pense pas que quiconque se souviendra du nombre de buts que j'ai marqués ou de ceux que j'ai manqués. Si on gagne, tout le monde sera content, c'est tout ce que je veux. Je sais que mes déplacements attirent beaucoup d'adversaires, je peux créer des espaces pour un coéquipier. Tout ce que je peux faire pour aider, même sans toucher le ballon, sera bénéfique", a-t-il déclaré vendredi à la télévision espagnole TVE.

- "On n'a pas peur" -

L'an dernier, le N.19 espagnol avait une nouvelle fois fait très mal aux Bleus avec un doublé en demi-finale de la Ligue des nations (5-4).

Très sûr de lui, il a en tout cas déjà démarré le duel à coups de "punchlines" bien senties.

"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. Ce sont deux super équipes, deux sélections parmi les meilleures au monde, les deux meilleures à mes yeux. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a-t-il lancé.

La France est donc prévenue et la tâche des latéraux, Lucas Digne sur le côté gauche en particulier, s'annonce dantesque. Deschamps et son staff vont devoir se creuser la tête pour trouver la bonne formule afin de limiter son pouvoir de nuisance, tout en surveillant les autres menaces comme Dani Olmo, Mikel Oyarzabal (4 buts) ou Nico Williams, qui revient progressivement après avoir été touché à un adducteur au premier tour.

Le rôle de la paire de milieux Adrien Rabiot-Aurélien Tchouaméni (ou Manu Koné), "double pivot" placé devant la défense, sera également primordial, sans compter les replis des joueurs offensifs, notamment Désiré Doué ou Bradley Barcola à gauche.

"Il y a beaucoup de choses à améliorer, que ce soit défensivement et en attaque. Je pense qu'on peut être encore plus efficaces. On peut prendre moins de buts, presser mieux", a souligné le Ballon d'Or Ousmane Dembélé.

Après une journée de repos, les Bleus se sont en tout cas remis au travail au campus de l'université de Bentley à Waltham (Massachusetts), leur camp d'entraînement durant la Coupe du monde. William Saliba, victime de douleurs récurrentes au dos, et Dayot Upamecano, touché au pied, sont restés aux soins, à trois jours de la demi-finale.

Mais l'état de santé des deux joueurs ne suscite aucune inquiétude au sein du staff, tout comme celui du capitaine Kylian Mbappé, sorti en fin de rencontre contre le Maroc en quart de finale (2-0) après avoir reçu un coup à la cheville.

P.Prasad--MT