Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
Révélation toulousaine de la saison dernière, le jeune centre polyvalent Kalvin Gourgues veut confirmer, à un an du Mondial-2027 dont il a fait un "objectif". Mais il doit se "renouveler pour continuer à mettre le désordre dans les défenses", reconnaît-il auprès de l'AFP.
Question: Après vous être révélé la saison dernière, espérez-vous confirmer cette saison ?
Réponse: "Je vais me concentrer sur ce qui a pu me faire défaut, ce qu'on a relevé avec le staff. La défense, c'est un aspect très dur de notre sport, sur lequel il faut vraiment que je continue à bosser. En attaque, sur mes qualités de pouvoir jouer les duels, passer les bras, il faut que je continue à travailler, parce que les équipes défendent de plus en plus fort. Les joueurs me connaissent plus. Il faut arriver à se renouveler pour continuer à mettre le désordre dans les défenses adverses".
Q: Comment avez-vous vécu ce premier titre sur le terrain ?
R: "Il y avait d'un côté le fait de ne pas vraiment réaliser ce qui venait de se passer, d'avoir touché le Brennus, d'avoir célébré ça avec les copains, c'était juste dingue. Mais certains d'entre nous, on est parti un jour après pour l'Australie et le Japon (avec l'équipe de France, NDLR). Ça a été très vite, on n'a pas vraiment eu le temps de célébrer comme il se doit. Mais le fait d'y avoir goûté une fois, on a envie d'y retourner, de jouer encore en phase finale et d'arriver à gagner."
Q: En interne, évoquez-vous ce potentiel quintuplé inédit ?
R: "C'est quelque chose de très lointain, ça serait mentir de ne pas en parler au moins une fois. On sait que c'est la réalité de notre histoire, maintenant il ne faut pas non plus se raconter l'histoire avant de l'avoir vécue (...) On est conscient qu'on peut le faire, qu'on est en capacité grâce aux titres qu'on a gagnés avant, c'est la physionomie des choses."
Q: Qu'avez-vous appris lors de votre séjour estival avec les Bleus à l'autre bout du monde ?
R: "La tournée s'est très bien passée, il y avait une super cohésion entre les joueurs, c'était une super belle expérience de pouvoir visiter, découvrir de nouvelles cultures. Pouvoir voyager en faisant ce qu'on aime, c'est une chance inouïe. Ça m'a permis de grandir, j'ai eu la chance de pouvoir faire deux feuilles de match là-bas. Ces sont des styles de jeu différents, des cultures différentes de par la population, les coutumes, on apprend de tout ça, on essaie de se souvenir de tout ça, de vraiment construire autour de ça pour se forger."
Q: Cultivez-vous votre polyvalence, un atout majeur dans le rugby actuel ?
R: "C'est quelque chose que j'ai envie de cultiver et que le staff a envie que je cultive. J'ai eu cette chance d'avoir été formé assez polyvalent et maintenant j'ai envie de m'en servir. Le poste de centre est plutôt mon poste de prédilection mais je prends tout autant de plaisir à jouer à l'arrière, en 10 ou même à l'aile. Pendant la tournée, j'ai pas mal tourné à l'aile. C'est quelque chose que j'ai envie de bosser, parce que c'est important dans le rugby moderne, d'autant plus maintenant avec la règle des huit changements."
Q: Pensez-vous à la longueur potentielle de votre saison, avec le Mondial-2027 au bout ?
R: "On n'y pense pas vraiment, ça ne nous fait pas peur, (...) il faut éviter de se raconter des histoires et au final être trop déçu. On est préparé pour, on s'entraîne pour aussi. La Coupe du monde, bien sûr que c'est un objectif, ça va être très dur. A mon poste, il y a une grosse concurrence, c'est très bien pour la France parce que grâce à ça, on peut avoir de la ressource."
E.Mehta--MT