Le Roadster volant de Tesla n'est pas un "aéronef", affirme le régulateur américain
Le régulateur américain de l'aviation civile (FAA) a considéré vendredi que le roadster futuriste électrique de Tesla, équipé de propulseurs lui permettant de se déplacer dans les airs, ne pouvait être considéré comme un aéronef.
"Le véhicule de Tesla ne répond pas à la définition de la FAA pour un aéronef", a très succinctement répondu le régulateur, sollicité par l'AFP concernant l'éventuelle nécessité d'obtenir une certification de vol pour cet appareil hors du commun.
De son côté, l'agence fédérale de sécurité routière (NHTSA) a souligné que, le véhicule semblant "défier les lois de la physique, le constructeur doit s'assurer qu'il ne défie pas la réglementation fédérale de sécurité des véhicules à moteur et que les conducteurs respectent toutes les règles locales de la route".
"La NHTSA continuera de surveiller la situation et n'hésitera pas à agir pour protéger les conducteurs", a prévenu l'organisme, qui a ouvert début septembre une enquête au premier jour du lancement commercial du Cybercab, véhicule électrique sans volant ni pédales de Tesla pour services de taxi sans chauffeur.
Elon Musk, patron du spécialiste des véhicules électriques Tesla et de la société spatiale SpaceX, entre autres, a présenté le Roadster jeudi soir près de Waco (Texas) dans une séquence spectaculaire évoquant un film de science-fiction, retransmise en direct sur internet et largement reprise sur les réseaux sociaux.
On peut y voir le "véhicule extraterrestre", selon la qualification de Tesla, s'élancer sur une rampe d'envol à la verticale puis effectuer un tonneau complet dans les airs avant d'atterrir, sans dommage, sur ses roues grâce à des rétro-propulseurs situés sous l'habitacle et sur les côtés.
Sur une autre séquence, il franchit un obstacle dressé sur sa route en s'élevant au-dessus avec ses propulseurs, inspirés de ceux des fusées de SpaceX, et se posant juste derrière après avoir fait une rotation complète sur lui-même.
La production en usine du nouveau véhicule aux portières papillon devrait débuter en 2028, mais Elon Musk a concédé lui-même par le passé être parfois trop ambitieux en termes de calendriers des produits, qui arrivent souvent avec plusieurs années de retard.
C'est d'ailleurs le cas de cette sportive à deux places, pour laquelle des clients ont versé des acomptes de 50.000 dollars depuis près de dix ans. Trois versions devraient être disponibles.
I.Khatri--MT